Techniques de marquage

Sérigraphie, DTF, broderie ou DTG : quelle technique pour votre textile ?

Quatre techniques dominent le marquage textile. Rendu, toucher, tenue, quantités, couleurs : notre comparatif pour choisir la bonne selon votre projet.

Par l’atelier MyGoodiz · · 8 min de lecture

Un t-shirt bien choisi peut perdre tout son intérêt avec un marquage mal adapté : un logo qui craquelle au troisième lavage, une broderie trop fine qui devient illisible, un dégradé impossible à reproduire. À l’inverse, la bonne technique valorise votre marque pendant des années.

Sérigraphie, transfert DTF, broderie et impression numérique directe (DTG) couvrent l’essentiel des besoins. Chacune a son terrain de jeu. Voici comment elles fonctionnent et comment choisir, simplement.

La sérigraphie : la référence des séries

La sérigraphie dépose l’encre à travers un écran en maille fine. Le visuel est décomposé couleur par couleur : chaque couleur demande son propre écran, préparé avec une émulsion photosensible. L’encre est ensuite tirée à la racle, puis le textile passe en séchage pour fixer le marquage.

Ses points forts :

  • des couleurs franches et couvrantes, y compris sur textile foncé ;
  • la possibilité de travailler en teintes Pantone préparées à la demande ;
  • une excellente tenue au lavage grâce à l’épaisseur d’encre et à la cuisson ;
  • un coût unitaire qui baisse fortement avec les quantités.

Ses limites : la préparation des écrans représente des frais fixes, d’autant plus élevés que le logo compte de couleurs. Elle est donc peu intéressante pour quelques pièces, et moins adaptée aux visuels photographiques ou aux dégradés complexes.

Bon à savoir : sur un textile foncé, une encre claire a besoin d’une sous-couche blanche pour rester éclatante. Cette sous-couche se compte comme une couleur supplémentaire. Chez MyGoodiz, nous l’ajoutons automatiquement au calcul quand la couleur du textile l’exige.

Le transfert DTF : la polyvalence

Le DTF (Direct To Film) imprime d’abord le visuel en numérique sur un film, avec une couche de blanc systématique. Une poudre adhésive est appliquée, puis le transfert est pressé à chaud sur le vêtement.

Ses points forts :

  • toutes les couleurs, dégradés et détails fins, sans surcoût par couleur ;
  • des frais de mise en route réduits, idéal pour les petites et moyennes séries ;
  • une compatibilité large : coton, polyester, mélanges, polaire, et beaucoup de textiles techniques ;
  • des couleurs vives sur fond clair comme sur fond foncé, grâce à la base blanche.

Ses limites : le transfert forme une fine couche posée sur la fibre. Sur de grandes surfaces, le toucher est plus « plastique » et moins souple qu’une sérigraphie ou un DTG. Pour un logo au cœur ou sur une manche, c’est souvent imperceptible.

L’impression numérique directe (DTG) : la douceur du coton

Le DTG fonctionne comme une imprimante jet d’encre, directement sur le textile. Le vêtement reçoit un prétraitement, puis l’encre à base d’eau pénètre dans la fibre avant une cuisson de fixation. Sur un textile foncé, une base blanche est imprimée sous les couleurs.

Ses points forts :

  • un rendu photo, très détaillé, sans limite de couleurs ;
  • un toucher très souple, l’encre faisant corps avec le coton ;
  • aucun écran à préparer : pertinent dès la pièce unique.

Ses limites : le DTG donne son meilleur sur coton ou fort pourcentage de coton. Il est moins adapté au polyester et aux textiles techniques. Le coût unitaire reste stable avec les quantités : au-delà de quelques centaines de pièces identiques, la sérigraphie reprend l’avantage.

La broderie : le choix du prestige

La broderie reproduit votre logo au fil, point par point. Le visuel est d’abord « programmé » (on parle de digitalisation) : le brodeur traduit le dessin en trajets de fil, en densités et en directions de points. Le coût dépend surtout du nombre de points, donc de la taille et du remplissage du logo, plus que du nombre de couleurs.

Ses points forts :

  • un rendu haut de gamme, en relief, qui valorise polos, vestes, casquettes et sweats ;
  • une durabilité remarquable : la broderie ne s’efface pas ;
  • un excellent comportement sur les textiles épais.

Ses limites : les très petits textes et les détails fins ne se brodent pas bien (prévoir des lettres d’au moins quelques millimètres de hauteur) ; les dégradés ne sont pas reproductibles ; sur un t-shirt léger, une grande broderie peut gondoler le tissu.

Le comparatif en un coup d’œil

Critère Sérigraphie Transfert DTF DTG Broderie
Quantités idéales Moyennes et grandes séries De 1 à quelques centaines De 1 à quelques centaines Toutes, selon budget
Nombre de couleurs Limité, coût par couleur Illimité Illimité Plusieurs fils, coût lié aux points
Dégradés, photos Difficile Oui Oui, excellent Non
Textiles Coton, polyester, mélanges Très large, y compris technique Coton surtout Textiles épais, casquettes
Toucher Souple à couvrant Fine couche posée Très souple Relief
Tenue dans le temps Excellente Très bonne Bonne Excellente
Frais de départ Écrans par couleur Faibles Faibles Programme de broderie

Comment choisir, en quatre questions

1. Combien de pièces ?

En dessous de quelques dizaines de pièces, le DTF et le DTG évitent les frais d’écran. À partir de quelques dizaines de pièces avec un logo d’une ou deux couleurs, la sérigraphie devient souvent la plus économique, et l’écart grandit avec la quantité. Notre article sur le budget et les paliers de prix détaille ce calcul.

Un logo en une ou deux teintes unies est idéal en sérigraphie. Un logo avec dégradés, ombres ou photos s’oriente vers le DTF ou le DTG.

3. Quel textile ?

Pour un t-shirt 100 % coton, toutes les techniques fonctionnent. Pour un polyester sport, une veste technique ou une polaire, préférez le DTF ou la broderie. Pour une casquette, la broderie est la valeur sûre. Pour aller plus loin sur les matières, lisez notre guide des qualités de textile.

4. Quelle image voulez-vous donner ?

Événementiel, salon ou opération ponctuelle : sérigraphie ou DTF, efficaces et économiques. Tenues d’équipe, accueil, cadeaux clients : la broderie apporte une perception de qualité durable.

Le conseil MyGoodiz : combinez les techniques. Une broderie discrète au cœur et une sérigraphie grand format au dos donnent un vêtement à la fois élégant et visible, sans exploser le budget.

Préparer votre fichier

Quelle que soit la technique, un fichier vectoriel (AI, EPS, SVG ou PDF vectoriel) et des couleurs définies en Pantone garantissent le meilleur résultat. Notre guide pour préparer votre logo vous explique tout. Avant toute production, vous recevez un bon à tirer à valider.

Passer à l’action

Dans le studio de personnalisation, chaque fiche textile vous propose les emplacements (cœur, devant, dos, manche) et les techniques disponibles, avec le prix calculé selon votre quantité. Commencez par nos t-shirts, nos polos ou nos sweats, et appelez l’atelier au 07 43 15 39 53 si vous hésitez entre deux techniques.

Sources

Votre projet. Nos conseils.

Choix de la matière, technique de marquage, quantité, délai : notre atelier vous accompagne jusqu’au bon à tirer.